Et encore un week-end raquettes, dans les Vosges
Pour cette sortie raquettes vosgienne un peu « spéciale », le service de communication de Cédric et d’Olivier avait fait le forcing : cabane au fond des bois, retour aux sources, bain dans l’abreuvoir… Tout cela ne pouvait qu’en attirer certains et en rebuter d’autres.
C’est donc une dizaine d’aventurier(e)s rêvant de pister le lynx et de chausser les bottes de Vincent Munier qui s’installèrent dans la bien nommée cabane du Plein du Canon sur les flancs du ballon d’Alsace. Dès l’arrivée, sous la houlette de Cédric, on s’engagea pour une petite marche, histoire de faire le tour du propriétaire mais dont le but inavoué était de savoir où était la limite pluie neige. Il ne fallut pas longtemps pour comprendre qu’elle était un peu plus haute.
Perchée à 850 m, la cabane qui fleurait bon l’ambiance montagne des années 60 n’en était pas moins confortable et accueillante. Et au pays des ballons, il fallait faire honneur aux produits régionaux : choucroute et baeckeoffe arrosés de Gewurztraminer ou d’Edelzwicker mettant à mal les derniers irréductibles du « dry january ».
Samedi, pour le clou du spectacle, la grimpette de la face sud du ballon d’Alsace, ce fut soleil et neige fraiche. Superbe montée dans les sous-bois avant d’arrondir le dôme pelé du ballon. Au premier plan les autres sommets des Vosges et au loin les Alpes avec soit-disant le Mont Blanc. Descente dans la neige fraiche avant de retrouver la quiétude de notre cabane.
Dimanche : pour le jour du retour, nos fidèles organisateurs avaient prévu une belle boucle avec dénivelé et distance modérés… grimpette du ballon de Servance. Pour cela, il fallut commencer par une belle plongée de plus de 200 m de dénivelé en se disant que l’on n’aimerait pas la remonter. Pas de problème, tout était prévu, gravé dans l’expérience cafiste.
La montée le long de l’arrête du ballon fut magnifique. Entre ruisseaux moussus et zigzags abrupts pour un sentier bien tracé par le club vosgien. Ce ballon étant situé dans une réserve naturelle, chacun y alla de ses connaissances sur la faune à chaque trace laissée dans la neige. Et vas-y pour le sanglier, le chamois ou le blaireau … Une ambiance de brumes éclairées par un pâle soleil nous attendait au sommet avant la plongée sur l’autre versant qui allait nous permettre de regagner rapidement la cabane. Sauf qu’en montagne tout ne se passe pas toujours comme prévu. Un raidillon pierreux et une sente forestière plus loin, un profond talweg mystérieux mis fin à nos espoirs d’un retour en douceur à la cabane.
Fallait-il tenter de grimper plus de 100 m d’une pente raide et bien encombrée pour rejoindre un autre chemin, descendre en espérant trouver un passage ? C’est la raison cafiste qui définit la suite de l’aventure. Retour sur nos pas avant d’obliquer pour une franche plongée vers le fond de la vallée qui nous amena quelques kilomètres plus loin au pied de notre descente matinale, ce qui allait augmenter sensiblement le dénivelé des 600 m promis !
Nous savions ce qui nous attendait, un peu plus de 200 m de dénivelé d’un seul tenant. Chacun ajusta son égo à ses mollets et la rampe fut avalée en mode warrior, enfin pas pour tous. Une fois arrivée, la fourmilière se mit en branle, un coup de lingette sur les corps échauffés par ci, un coup d’aspirateur par là, une petite négociation sur la répartition des voitures là dessus et vers 16 h, la petite troupe heureuse de ce week-end hors du temps s’élança vers ses terres bellifontaines.
Et comme le dit si bien la publicité : nous avons vu la vie en Vosges !
Olivier




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